L’oranger des Osages
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Usages et traditions
L’Oranger des Osages fut découvert au XVIIe siècle aux États-Unis, dans l’actuel Missouri, alors territoire des Indiens Osages. Ces derniers utilisaient son bois pour fabriquer des arcs, et le latex de ses fruits et de ses racines, qui possède la particularité de jaunir au contact de l’air, pour se peindre le visage et teindre les vêtements.
Le bois de l’Oranger des Osages, très dense, résiste bien au pourrissement. Il est particulièrement apprécié pour la fabrication de manches d’outils, de poteaux ou de gournables (cheville en bois). Enfin, il brûle particulièrement bien, et longtemps. Il fut notamment employé par les colons pour la construction de traverses de voies ferrées.
M. pomifera était également utilisé pour délimiter les enclos du bétail avant l’introduction du fil de fer barbelé, en raison des épines longues et pointues poussant à la base des feuilles. Dans les États des Grandes Plaines, il est encore utilisé pour protéger les cultures du vent et limiter l’érosion des sols.
Plus rustique que le mûrier, M. pomifera fut introduit en France au début du XIXe siècle, en 1812 pour nourrir les vers à soie avec ses feuilles, mais cette expérience se solda par un échec. Il devint alors un arbre d’ornement. L’Oranger des Osages est désormais naturalisé, c’est-à-dire capable de se reproduire dans son nouvel environnement.
La tradition populaire prête à l’oranger des Osages la propriété de repousser divers animaux considérés comme nuisibles, tels que les araignées, les souris, les cafards etc. Une telle propriété n’a toutefois jamais pu être démontrée pour le fruit entier, bien que des extraits concentrés semblent avoir une influence sur les cafards. L’elemol, une molécule présente dans le fruit, repousse certains moustiques de façon similaire au DEET, un répulsif de synthèse utilisé depuis les années 50.
Source : Extrait Muséum National d’Histoire Naturelle



















